• Dominique Delaporte

Prêts(es) pour l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) ?

Vous êtes encore quelques-uns à lire mes articles malgré toutes nos préoccupations actuelles et je vous en remercie. Il nous aura fallu une bonne semaine pour mettre au point une nouvelle organisation pour notre vie à la maison mixant vie familiale et vie professionnelle. Nous pouvons donc commencer à penser à l’ »après ».


L’incertitude du « retour à la normale » est préoccupante, à la fois pour la vie familiale et aussi pour la vie professionnelle. Ce site étant un lieu d’échanges professionnels, je ne m’intéresserai qu’à ce domaine.


C’est une lapalissade de dire qu’il y aura forcément un « après » et un « avant » crise sanitaire. Et ce sur plusieurs plans. Nos relations sociétales auront changé. Nos relations commerciales et humaines dans l’entreprise vont se trouver modifiées aussi.


Par goût ou par nécessité, certains d’entre nous auront découvert la satisfaction d’aider leurs voisins, ou de soutenir les métiers en tension, pas seulement le corps médical mais aussi les activités de soutien comme la logistique ou l’intendance. Certains d’entre nous ont fait preuve d’innovation en termes de solidarité et chercheront à faire perdurer leur expérience de quelques semaines.


On n’a encore aucune idée de ce qui se passera après le confinement. Ce dont on est sûr, c’est que nous allons rencontrer des difficultés économiques à la fois pour les ménages et pour l’économie nationale et internationale. La « Reconstruction » d’après 45 a duré 10 ans. Gageons que ce sera beaucoup plus court cette fois, les moyens numériques sauront nous y aider et pas uniquement les réseaux. On arrive bien à construire des maisons en 2 jours grâce aux imprimantes 3D !


Par contre la crise sanitaire actuelle montre bien que rien ne remplace le lien social local physique, en particulier celui des services : les livraisons à domicile, la réparation de la chaudière, le coiffeur à domicile ... Une fois la crise sanitaire terminée, je pense qu’il ne sera pas possible de revenir en arrière.


Enseignante en Marketing et Stratégie d’entreprise, je suis très favorable à l’évolution du commerce vers le troc et l’échange, quand c’est possible, à une économie locale (sans être localiste*, théorie que je ne connais pas). C’est dire si je suis sensible au développement d’une consommation dite de proximité. L’expérience du troc, de l’échange, de la solidarité intergénérationnelle ne s’arrêtera pas. C’est une « tendance lourde ».


A vous tous qui vous interrogez, pensez à l’économie locale*. Pensez ESS, Économie Sociale et Solidaire.


Intéressez-vous aux : SEL, AMAP, plateformes de mise en relations locales, locavores, monnaies locales... et tant d’autres possibilités d’ouverture « économique » aux autres. Dans le cadre du bénévolat, vous pouvez aussi créer une « CIGALES ».


Take care.

* Pour le "localisme" voir Wikipédia


Photo Unsplash Duy-Pham

  • Facebook Social Icône
  • LinkedIn Social Icône

©2019 by Dominique Delaporte. Proudly created with Wix.com