• Dominique Delaporte

On a tous droit à l’erreur... à condition d’en tenir compte


Le succès, c'est se promener d'échecs en échecs tout en restant motivé. Il n'y a aucun mal à changer d'avis, pourvu que ce soit dans le bon sens. Winston Churchill

Tous les chefs d’entreprise doivent décider à un moment ou à un autre d’une stratégie pour leur entreprise. Tous ont pris des risques, tous ont droit à l’erreur[1]; « qui ne tente rien, n’a rien » dit le proverbe populaire. La FDJ l’a bien dit : « tous les gagnants ont tenté leur chance » !


Le chef d’entreprise a évalué, consciemment et bien souvent inconsciemment les risques liés à telle ou telle stratégie avant de prendre sa décision. Puis il a choisi, « à ses risques et périls » ... J’ose dire qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise stratégie. Il n’y a que la stratégie décidée par le Chef d’entreprise. D’ailleurs de quel droit un étranger à l’entreprise peut-il juger de la justesse du choix d’un patron ?


Pour moi, ce droit à l’erreur est lié intimement à la notion de prise de risque. Celui qui ne fait jamais rien est sûr de ne pas se tromper...Une pendule arrêtée donne l’heure exacte 2 fois par jour[2], alors qu’une pendule avec 1 minute d’avance donne l’heure exacte à 1 minute près. Alors laquelle choisir ? Je préfère la pendule en avance bien évidemment, car je sais toujours l’heure qu’il est, après rectification !


La responsabilité de Chef d’entreprise se situe dans sa capacité à évaluer lui-même la réalisation et les conséquences de ses décisions. Il peut se tromper[3], à la seule condition de s’en rendre compte et de « rectifier le tir », rapidement et ce grâce à une série d’indicateurs pertinents. Un petit coup de volant et il se retrouve sur le bon chemin, celui dont il a fixé lui-même l’objectif.

Adaptabilité, capacité à se remettre en cause, anticipation, écoute : autant de qualités / compétences indispensables au patron de PME !



On apprend toujours de ses échecs. Il y a un an, j’ai fait paraître le tome 1 de mon « manuel de survie du créateur d’entreprise : la stratégie et la politique commerciale ». Parce que j’accompagne des créateurs depuis plusieurs années, j’ai pu identifier leur problématique de futur patron de PME : l’analyse du marché ANTE création et le PAC, Plan d’Actions Commerciales. J’y ajoute le plan de trésorerie mais c’est une autre histoire.


Je reconnais avoir fait une erreur et mal évalué le besoin du client : le créateur est préoccupé de son Business Plan et de ses statuts, pas de sa politique commerciale et bien souvent pas du tout du marché. J’ai donc décidé d’écrire le second tome, quelques semaines seulement après la parution du premier tome en novembre 2018. Voila des mois que je reporte l’écriture de ce second tome. Je viens de commencer.


Compte tenu du fait que mon futur lectorat n’est pas un spécialiste de la comptabilité, j’avance pas à pas, avec de nombreux exemples et une étude de cas, dans un réel souci de pédagogie, aidée en cela par 25 ans d’expérience comme formatrice en management d’entreprise. Parution prévue en janvier prochain.

Cela satisfera mes lecteurs dont le principal commentaire est « à quand le tome 2 ? »

[1] Le droit à l'erreur est une norme pédagogique d'acceptation de l'erreur. Elle peut se définir comme le fait que tout homme de bonne foi, désireux d'apprendre et/ou d'expérimenter ne doit pas être systématiquement sanctionné pour les erreurs qu'il peut commettre dans les actes entrepris dans cette intention. Wikipedia


[2] On ne sait d’où vient cette phrase : proverbe chinois, Stephen King, José Artur ... !!


[3] Même Bercy reconnait ce droit à l’erreur avec la création de oups.gouv.fr

Photo Colton Kresser Unsplash

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